Le retour de service en badminton

 

 

Que ce soit en simple, en double ou en mixte, le retour de service est loin d’être le coup le plus anodin du badminton. Il conditionne les 2 – 3 coups suivants qui, en moyenne, mettent fin à l’échange.

Plus vous vous rapprocherez du haut niveau, moins cette affirmation sera vraie chez les simples. Néanmoins, d’autant plus vrai dans les disciplines de double où l’intérêt des « 4 premiers coups » est primordial (je l’aborderai prochainement dans un article).

Malgré cela, je vois de très nombreux joueurs le considérer soit avec « insignifiance », c’est-à-dire qu’ils se contentent de renvoyer le volant sans intention de jeu, sans chercher à créer de décalage chez leur(s) adversaire(s),  soit, avec une prise de risque maximum ! Ca passe ou ça casse ! Mais malheureusement pour ces derniers, ça casse plus souvent que ça ne passe. Cette prise de risque inconsidérée vous fait, dans la majeure partie du temps, perdre vos matchs. Et qui plus est, avec beaucoup de frustration au regard du peu d’échanges et de l’impression de n’avoir pas transpiré.

Peu importe le niveau ou l’âge des joueurs le retour de service est primordial et nous devons tâcher de respecter les trois points que je vous présente ci-dessous.

 

  1. Attitude :

    Dès le retour de service votre attitude, votre posture, votre prise de raquette sont autant d’indices que votre adversaire pourra exploiter. Il est donc important d’essayer d’adopter une attitude « agressive » afin de mettre la pression directement sur son adversaire.

 

  1. L’intention de jeu :

    C’est à mon sens l’intention de vouloir créer un décalage chez son adversaire avec une idée derrière la tête. Mais également de réellement s’impliquer dans le retour. Il ne suffit pas d’attendre le volant mais d’y aller avec l’énergie d’un joueur qui cherche à terminer l’échange en 1 coup. Cela a pour effet de créer de l’incertitude chez son adversaire. L’engagement corporel est essentiel ! Evidemment, il faut minimiser la prise de risque.

 

  1. Le coup d’après :

    A l’image d’un joueur d’échecs qui prévoit un ensemble de possibilités de coups, le joueur de bad devrait en faire autant. Il ne suffit pas de le prévoir dans la tête et se dire « je le savais ! » ; Mais de marquer sa position et ses appuis en conséquence ! (avoir une orientation d’appuis)

 

Pour les joueurs ou les entraineurs qui ont déjà eu la chance de se déplacer sur la compétition de la Danish cup junior (compétition de référence en Europe chez les jeunes U13-U15-U17), vous avez dû remarquer à quel point les jeunes danois (U13) maitrisent l’ensemble des points ci-dessus. La différence se fait donc dès le retour de service ! Puis sur les coups d’après grâce à des orientations d’appuis marquées et des fixations sur l’ensemble de leurs coups.

 

L’avantage du travail de retour de service est qu’il peut être fait sur l’ensemble des situations que vous proposez, qu’elles soient ludiques ou non. La seule condition étant de débuter chaque échange par un service (chose que je demande à mes joueurs).

Pour travailler le retour mais aussi l’orientation d’appuis, il est plus intéressant de la faire dans un enchainement de coups prédéfinis (service, retour, 3 coups, fin de l’échange).

Si vous êtes capable de créer certains enchaînements selon la logique des trajectoires possibles, vous serez à même de les reproduire lors de vos matchs avec facilité et précision.

Notre cerveau est fait pour fonctionner à travers des habitudes. Veillez donc à prendre les bonnes dès votre prochain entrainement.

Bon entrainement les badistes !

PS : j’aborderai dans l’article « le retour de service act 2 », les trajectoires à favoriser

A+

Laurent

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