Développer son contrôle en double

Développer son contrôle en double

Développer son contrôle en double

 

« Sans maitrise, la puissance n’est rien »

 

Bien que les doubles soient souvent associés à vitesse et puissance, le contrôle reste malgré tout l’une des clefs de la victoire. Le contrôle n’est pas juste le fait de savoir faire un bon contre-amorti  mais également d’être capable d’absorber un smash adversaire, de maîtriser une trajectoire tendue ou bien de chercher à conserver l’attaque en main basse !
Apprendre et développer le contrôle est beaucoup moins attrayant que de frapper comme un « sauvage » dans le volant mais est une arme tout aussi redoutable !
Le contrôle vous apportera : la maitrise du tempo de l’échange, plus de précision par rapport à la bande, de meilleures trajectoires, en gros, ce que nous recherchons tous.

La contrôle est un aspect du badminton que je n’ai compris que le jour où je suis passé entraineur… Dommage pour ma carrière de joueur ! Mes entraîneurs ont tenté de le développer chez moi mais malheureusement ce n’était que frustration pour moi ! Mon seul plaisir était de jouer dans la vitesse et la puissance 😤.

 

Certains exercices sont très intéressants pour apprendre à développer le contrôle à tout âge de façon ludique et instinctive autre que l’aspect purement technique !

 

  • Le Danois (sans l’avant, sans l’arrière) :

    cet exercice vous apprendra à maîtriser vos trajectoires et vous fera également progresser dans la notion de service – retour – 3ème. Bien évidemment, il va falloir jouer le jeu et ne pas relever le volant trop souvent, ce qui n’aurait pas réellement d’intérêt.

 

  • Le match au filet façon double :

    le match au filet façon double vous permettra d’apprendre à contrôler le volant depuis la zone avant vers la zone avant, notamment sur des trajectoires arrivant sur soit comme « un retour de service sur le serveur ». Pour les délimitations de la zone de jeu, il faut conserver l’espace avant et ajouter environ 60 centimètres depuis la ligne de service.
    Pour que cet exercice est un intérêt pour le double, il faut chercher à prendre le volant le plus tôt possible systématiquement et ne pas jouer trop « mou ». Rechercher constamment à mettre la pression sur son adversaire.

 

  • Match avec interdiction de lever le volant :

    cet exercice est l’occasion d’apprendre à conserver l’attaque coûte que coûte ! A développer des trajectoires différentes, droites croisées, apprendre à avancer dans le terrain à deux…
    Interdire certaines trajectoires vous forcera à trouver les solutions et donc d’accélérer votre apprentissage.

 

 

Ils existent de nombreuses variantes possibles et imaginables à ces matchs à thèmes, faire varier les zones, les trajectoires autorisées, interdire les services longs etc… à vous de voir et de tester 👍

Le contrôle vous permettra de limiter vos coups réflexes.

Le contrôle devient extrêmement puissant le jour où vous serez capable d’alterner entre puissance et contrôle. Et oui, tout se joue avec ce fameux « finger power ». Si vous ne l’avez pas encore lu, voici l’article que j’ai écrit sur le sujet : Développer son finger power

N’oubliez pas que pour une bonne maitrise du volant, il est important d’avoir son coude éloigné du corps.

 

En France, nous manquons cruellement de culture double et cela se fait ressentir dans les catégories jeunes et adultes débutants. Les placements ont souvent besoins d’être approfondis, l’importance des 4 premiers coups est inexistant. Le double ressemble bien souvent à une bataille par le fond de court, ce qui est à l’opposé de la logique même des doubles.

Chez nos jeunes joueurs, notamment les benjamins, il serait peut-être intéressant de réduire la zone de jeu voir de retirer le service long pour un meilleur apprentissage des compétences attendues en double.

A tester 😁

 

Bon vendredi à tous !

 

Laurent

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Badminton : Le carnet d’entraînement

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Le rôle de la fille en double mixte

Le rôle de la fille en double mixte

Le rôle de la fille en double mixte

 

Le double mixte, bien que moins spectaculaire que le double homme chez les professionnels, est la discipline la plus tactique des deux.
En mixte, il est vrai que nous avons tendance à prendre pour cible la fille mettant en avant un rapport de force inégale. Cette tactique est très souvent payante dans les
« petits classements » en raison d’un problème de positionnement de la fille.
En effet, le mixte, et les doubles de façon plus globale ne sont pas assez enseignés dans les clubs ou du moins, pas assez spécifiquement.
Nous avons tendance à prendre de grands raccourcis sur les placements des joueurs en les expliquant de la façon suivante :

  • En attaque : une personne au filet et une personne derrière.
  • En défense : les deux joueurs côte-à-côte.
  • En mixte : la fille au filet et l’homme derrière !

Expliquer les doubles et le mixte ainsi est un sacré raccourci ! Bien que dans les faits cela soit partiellement vrai, la réalité est bien plus subtile qu’il n’y parait ! Ou sont passés les positionnements au centre du jeu, les anticipations de trajectoires, les orientations d’appuis…Qui sont pour moi bien plus importants qu’un positionnement
« devant – derrière » trop simpliste.

En mixte, le rôle de la fille est bien plus important que ce que nous pensons ! Je le souligne souvent, mais la clef des matchs se trouve au filet. Celui qui détient donc le rôle le plus important en mixte est bien la FILLE et non pas l’homme comme beaucoup ont tendance à le penser .

 

Le focus de la fille

  • La prise du filet :

    La prise du filet en mixte est dans de nombreux cas significatifs de victoire. Néanmoins, réussir à le faire, demande à la fois une connaissance de la logique de double mais aussi un minimum de « toucher ». Avec un peu de travail spécifique, cela s’acquiert rapidement.

  • Bloquer les trajectoires :

    Comprendre les trajectoires de doubles, les trajectoires mécaniques, les trajectoires réflexes ou bien les trajectoires automatiques de nos adversaires est d’autant plus important que cela représente 90 % du travail du joueur au filet.
    Il faut néanmoins apprendre à bloquer qu’UNE seule trajectoire à la fois. Se focaliser sur cela vous permettra, à la fois d’être très efficace sur cette trajectoire mais également, permettra à votre partenaire de se positionner pour fermer les espaces.

Avoir ce focus en tête, ne doit pas enlever la possibilité que la fille se retrouve derrière en attaque et l’homme au filet. C’est d’ailleurs dans cette position que je termine le plus d’échange…
Très souvent, en voyant la fille derrière, les joueurs ont tendance à vouloir contrer trop rapidement (du fait d’un smash moins puissant) avec une défense forte. Cela laisse donc la possibilité à l’homme de couper la trajectoire ; Alors qu’il serait plus pertinent de continuer à agrandir le terrain avec des défenses longues pour désorganiser la paire adverse.

 

Les erreurs

  • Vouloir prendre trop de volants:

    De nombreuses joueuses au filet cherchent à couper toutes les trajectoires à la fois. Cela est bien évidemment impossible à faire au regard de la vitesse du volant et du positionnement haut dans le terrain. Cela engendre des fautes et une perte de confiance dans cette prise du filet.

  • Être trop neutre :

    C’est l’une des erreurs les plus fréquentes en double mixte spécialement chez les « débutants ». En effet, de nombreuses filles restent neutre au filet, c’est-à-dire qu’elles restent au centre du terrain, très (trop) proche du filet. Le fait d’être positionnée à cet endroit, les efface complètement du jeu et créer de nombreux espaces.
    Prendre des options et assumer ses choix sont deux facteurs déterminants pour l’organisation de la paire.

 

L’erreur la plus fréquente chez l’homme :

  • Vouloir mettre trop de vitesse :

    C’est le problème majeur de beaucoup d’homme qui ont tendance à mettre systématiquement de la vitesse dans leurs frappes. Or, cela à la particularité d’effacer la fille du jeu.
    Le mixte est bien une discipline orientée sur le contrôle messieurs !

 

Le haut niveau et mon expérience m’ont montré que le rôle de l’homme était de jouer en fonction de sa partenaire, de la mettre dans les bonnes conditions pour qu’elle puisse avoir une opportunité de terminer l’échange. Cela demande évidemment, de savoir contrôler la vitesse du volant et une connaissance de sa partenaire et de ses mouvements.

Le badminton est bien un sport de prise d’options et d’orientations d’appuis, il ne faut donc pas hésiter à le faire !

Spécialement chez les doubles où ne l’oublions pas, notre partenaire est là pour nous couvrir  !

 

Bon vendredi !

 

Laurent

Badminton : comment gérer sa reprise ?

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Comment être sûr de se blesser ?

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Dossier Bad n°25

Dossier Bad n°25

Le Badminton en EPS

 

Le thème de cet article peut apparaître un peu anachronique avec les autres « dossiers Bad » mais c’est avec plaisir que je réponds à cette demande. Je tiens évidemment à préciser que tout ce qui suit n’engage que moi.

« Ah si le badminton à l’école ou au collège était enseigné par des éducateurs sportifs les joueurs français seraient bien plus forts ! » Si ce n’est pas une brève de comptoir cela y ressemble ; pourtant je l’ai entendu, sans le vouloir, quelquefois de la part de certains entraîneurs. N’est-ce pas le rêve de la fédération ou plus spécifiquement de la DTN quand elle propose son Dispositif Jeunes à l’adresse des entraîneurs de club (elle est bien là dans son rôle) mais aussi et c’est plus surprenant en direction des enseignants du 1er et du 2nd degré (dans ce cas quelle est sa légitimité à proposer des contenus et situations d’enseignement pour l’école ?).

Je voudrais partager avec vous plusieurs remarques de bon sens :

Si chaque fédération sportive avait vocation à décider de ce qui doit être ou ne pas être enseigné dans les programmes scolaires, comment serait assuré la cohérence des enseignements ?

Les entraîneurs de club n’ont pas dans leur formation un module concernant les programmes ou la didactique de l’EPS, alors comment pourraient-ils enseigner une discipline qu’ils ne connaissent pas ?

Nous verrons dans cet article que l’on peut objecter quatre arguments à la citation initiale : l’un didactique, un autre professionnel, un autre encore pédagogique et enfin un économique.

 

Objection ou argument Didactique :

S’il y avait un argument à retenir ce serait celui-là, l’enseignement du badminton ne figure pas dans les programmes scolaires, c’est aussi simple que cela. La seule discipline pouvant s’en approcher est l’EPS, or celle-ci ne se confond pas avec les activités-support qu’elle utilise. L’EPS ne se confond pas non plus avec la programmation d’APSA (Activités Physiques Sportives ou Artistiques) différentes. Ce qui organise l’enseignement de l’EPS ce ne sont pas les contenus spécifiques de chaque APSA mais les compétences générales de l’EPS et les compétences du Socle communes à toutes les disciplines (français, maths, anglais, etc…). Elles sont l’identité de la discipline EPS, ce que personne ne peut enseigner à la place des professeurs d’EPS.

Si le badminton est une des activités-support possibles du champ d’apprentissage 4, cela veut dire aussi qu’il peut ne pas être choisi par l’équipe enseignante. Ce qui assure la cohérence de l’EPS c’est le projet pédagogique et non les demandes extérieures de tel ou tel. Pourquoi d’ailleurs répondre favorablement à tel club ou telle fédération plutôt que tel autre ? L’équipe EPS est la garante de l’unité et de la continuité des apprentissages des élèves.

Enfin il faudrait s’interroger, après les travaux de N.Elias, sur les valeurs prétendument éducatives d’un sport compétitif qui éduquerait « naturellement ». Je sais que c’est une idéologie largement répandue qui n’est même plus questionnée et pourtant cela ne va pas de soi !!

En effet au-delà d’un traitement didactique évident à opérer lorsqu’on utilise une APSA en EPS, il s’agit pour le professeur d’EPS de travailler au développement de l’esprit critique (demandé par les programmes et le Socle) sans lequel l’Ecole raterait sa mission principale : former un citoyen averti et lucide.

 

Objection ou argument professionnel :

Cet argument découle du précédent et repose sur la notion de compétence professionnelle. Chaque métier a une formation spécifique validée par des compétences correspondantes à l’exercice du dit-métier dans un environnement particulier. Comment un professionnel (DE, DES) formé pour un autre métier aux compétences acquises différentes (didactique spécifique, public différent, pédagogie différente,…) pourrait-il remplacer ou « faire mieux » qu’un professionnel (professeur d’EPS) formé spécifiquement à l’enseignement de l’EPS ? Dans l’affirmative il faudrait alors admettre que l’inverse est acceptable ce que bien sûr aucun entraîneur ou fédération aurait sûrement du mal à accepter ! Il y a donc ici comme ailleurs un principe qui prévaut c’est le respect des compétences professionnelles acquises et celui de la réciprocité. Enfin demandez-vous pourquoi cette question des intervenants extérieurs à l’école primaire se posent pour certaines disciplines : EPS, Arts plastiques, Education musicale et pas pour les autres : français, maths, SVT, histoire,… ? On pourrait dès lors voir un infirmier enseigner les SVT, un guide de château enseigner l’histoire et pourquoi pas le champion local des mots croisés enseigner le français. Fort heureusement cette école n’existe pas et c’est tant mieux pour nos enfants !

 

 Objection ou argument pédagogique :

Celui-ci aussi découle du précédent, les DE ou DES n’ont pas été formés à la pédagogie différenciée avec des publics hétérogènes (capacités, connaissances, attitudes) qui sont accueillis dans nos écoles et collèges. Leur public est volontaire, quand il est là il est venu de son plein gré, il est donc motivé. Cette différence est fondamentale et à elle seule explique pourquoi ces professionnels seraient en difficulté avec les élèves de collège et de lycée. Quelles situations pourraient-ils mettre en place pour donner du sens à leur enseignement ? Comment réagiraient-ils devant des élèves qui ne s’engagent pas, ne font pas d’efforts ou tout simplement ne comprennent pas l’intérêt de répéter une technique ? Ce qu’ils ont appris lors de leur formation serait inopérant avec de nombreux publics-élèves. Comment pourraient-ils évaluer en tenant compte des différents paramètres spécifiques à l’EPS et aux domaines du Socle ? Quelles compétences ont-ils pour concevoir des tâches complexes validant les apprentissages moteurs, méthodologiques et sociaux ?

Bref à environnement particulier, pédagogies particulières. Le professeur d’EPS est le spécialiste de l’analyse des conduite motrices et de la relation enseignant-enseigné dans son domaine ; il devra le plus souvent utiliser, non pas une méthode pré-définie, mais des processus pédagogiques variés pour favoriser des chemins d’apprentissage divers vers la réussite. Enseigner l’EPS et permettre à tous les élèves d’apprendre est une compétence professionnelle spécifique.

 

Objection ou argument économique :

Enfin si le badminton était enseigné à l’école et au collège par des DE ou DES, il en serait alors de même pour les autres APSA. Combien d’intervenants alors, un intervenant différent pour chaque activité ? Qui déciderait que le badminton doit être plus enseigné que le tennis de table ? Quelle cohérence d’enseignement d’une activité à l’autre.

Non seulement ce système, s’il était décidé, serait coûteux pour la collectivité mais contre-productif. Il conduirait à une « éducation physique en miettes » comme le disait déjà P.Parlebas…en 1967, ce qui montre bien que ce débat est ancien et dépassé.

 

Conclusion :

Comme nous l’avons vu la question d’un badminton enseigné à l’école par des entraîneurs dans le cadre des programmes scolaires n’a pas de sens tout simplement parce que ceux-ci n’ont pas été formés pour. Ils ne pourraient pas développer ni évaluer les compétences attendues des programmes et encore moins celle du Socle commun. Le caractère obligatoire de l’EPS modifie radicalement les conceptions, mises en œuvre et remédiations et rend inopérant les didactiques et pédagogies construites ailleurs. Cette question révèle surtout une méconnaissance ou une représentation erronée de l’enseignement de l’EPS d’aujourd’hui.

Enfin, mais là c’est moi qui rêve, il serait bon pour le bien-être de nos enfants et adolescents que chaque professionnel reste dans le domaine pour lequel il a été formé et respecte le travail des autres…

 

 

Philippe MICHEL
Agrégé d’EPS
Formateur entre autres sur « le Badminton en EPS »
De 1993 à 2013 pour l’Académie Orléans-Tours

 

Badminton : comment gérer sa reprise ?

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Comment être sûr de se blesser ?

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La supplémentation du joueur de badminton

La supplémentation du joueur de badminton

La supplémentation du joueur de badminton

 

Aujourd’hui, nous voyons de plus en plus de produits d’aide à la performance ou d’aide à la récupération, or, est-il nécessaire d’avoir une supplémentation ?
Il faut comprendre que le « sportif  » n’a pas les mêmes besoins énergétiques qu’une personne  » lambda « . En effet, notre corps est soumis à un stress différent. De par nos entraînements réguliers,nous consommons beaucoup de calories et augmentons notre métabolisme corporel de base. Cette consommation énergétique nous force à ajuster nos apports en vitamines, minéraux mais également en glucides et PROTÉINES.
Le badminton est un sport qui demande de nombreuses qualités physiques aussi bien en matière de force, d’explosivité ou d’endurance. C’est pour cela que la nutrition ne doit pas être laissée au hasard ! Malheureusement, notre seule alimentation ne peut pas nous apporter tout ce dont nous avons besoin pour être en pleine forme et performer ! C’est ici qu’une supplémentation alimentaire prend tout son sens !
Attention néanmoins à ne pas faire l’amalgame entre suplémentation et DOPAGE : ce sont deux choses bien différentes ! L’un a pour objectif de combler une alimentation imparfaite avec des compléments alimentaires que nous pourrions très bien retrouver dans nos aliments (Créatine, protéine, glucose, oméga …) mais qui sont sous forme de poudre ou gélules pour maitriser et faciliter leur prise. Alors que l’autre, peut-être assimilé à des drogues qui ont des effets très, trop rapides sur nos performances et notre corps. Cela engendre irrémédiablement des effets très graves sur l’intégrité physique à plus ou moins long terme ! (Dérèglement hormonal, trouble d’humeur, risque accentué de certains cancers…)
Pour rappel, les produits dopants sont totalement interdits à la vente et ne sont donc pas en libre circulation sur notre territoire contrairement aux compléments alimentaires 😉.

Vers quels types de compléments se tourner ?

La première chose à faire si vous souhaitez être précis en matière d’apport en micronutriments, c’est de faire une prise de sang et de vérifier si certaines carences existent déjà. Si tout est « ok », vous pouvez maintenant vous orienter vers des compléments qui vous aideront à la performance et à la récupération.

 

  • Les Protéines :

Il ne faut pas croire que les protéines en poudre ne sont faites que pour les bodybuilders… Les protéines sont essentielles pour nos muscles tant pour leur développement que pour leur récupération ! Les protéines sont bien évidemment présentes dans notre alimentation mais pas en assez grand nombre pour éviter le catabolisme (destruction du muscle).
Il en existe deux catégories : les Gainers et les Protéines de différentes origines.
Les Gainers n’ont pas réellement d’intérêt sauf pour une prise de poids car ils contiennent en des glucides en grande quantité, et parfois même des lipides. De plus, la qualité des Gainers laisse souvent à désirer.
Pour la deuxième catégorie, il faudra s’orienter vers les trois types de produits ci-dessous qui ont des propriétés différentes, notamment sur le temps d’assimilation.

1. La whey Isolate :

La whey isolate est intéressante après un entrainement pour faciliter la récupération et la construction musculaire. Son assimilation atteint son pic sous 30 à 90 minutes.

2. La Peptopro (hydrolysat de caséine) :

Le Peptopro est la protéine qui me semble la plus adaptée pour être performant lors d’un entrainement ou un match. En effet, son assimilation est quasi instantanée et atteint son pic entre 15 et 45 min. Elle est donc parfaite juste avant votre match ou au milieu de votre entrainement pour le terminer avec un maximum d’énergie.


  1. 3. La Caséine micellaire :

    La caséine micellaire est une protéine qui se digère très lentement du fait de sa particularité à se coaguler. Ce procédé va permettre de maintenir votre anabolisme (construction musculaire) durant près de 7h selon les dernières études. Elle est donc idéale les jours sans entrainement en guise de collation ou après une journée de tournoi juste avant le coucher.

 

  • La créatine :

La créatine est le vilain petit canard des compléments pour la performance… En effet, depuis de nombreuses années, on l’assimile à tort, à un produit dopant à cause de certains sportifs et médias. La créatine n’a jamais fait partie des produits dopants. Son statut est le même que les vitamines que vous prenez déjà… Bien qu’elle soit encore montrée du doigt par l’opinion publique, il faut savoir que la créatine est déjà présente dans notre corps à hauteur d’environ 100g sous la forme de créatine phosphate.
La créatine phosphate nous sert à contracter nos muscles grâce à l’aide des acides gras (synthétisés à partir de notre gras corporel) et du glucose (glycogène musculaire). Il est aujourd’hui très classique de dire à un athlète de recharger son stock de glycogène avec une boisson sucrée mais en revanche, jamais de recharger son stock de créatine ! Alors qu’en réalité, la créatine à la particularité d’accélérer le stockage de glycogène ! Et donc d’avoir une meilleure récupération.
Idéalement il faut consommer entre 3 et 5 g / jour. Néanmoins, la seule et unique créatine qui a fait ses preuves avec de nombreuses études à l’appuis est la Créatine Monohydrate avec le label  » CREAPURE  »

 

  • Oméga 3 :

Comme je l’ai indiqué dans l’article « rétablir l’équilibre Oméga 3 / Oméga 6 », l’équilibre entre les deux est très important pour ne pas entrer en état  » inflammatoire « . D’après les experts, il faudrait avoir un ratio entre 1 Oméga3 pour 3 Oméga6, ce qui est loin d’être le cas dans notre alimentation moderne. En moyenne le ratio aujourd’hui se situe aux alentours de 1/20 !
Sachant cela, il y a fort à parier que vous soyez en déficit d’Oméga3 … je vous conseille donc, soit de changer votre alimentation en rééquilibrant la balance, soit, en prenant une supplémentation d’Oméga3 à hauteur de 1200mg d’EPA et 600mg de DHA. Cela reste néanmoins une estimation et dépend essentiellement de votre alimentation !

 

Je détaillerai prochainement dans des articles individuels la supplémentation de protéines ainsi que celle de créatine.

Plus vous ferez du sport régulièrement, plus vous aurez des carences, même avec une alimentation très pointue…

Néanmoins, prenez le temps de comparer et de vous documenter sur les différents compléments et marques, car tous n’ont pas la même qualité !

L’article d’aujourd’hui est un peu long, c’est vrai, mais il y a encore tant à dire sur le sujet 😉…

Si vous êtes intéressé par les études scientifiques, je vous laisse visiter le site ci-dessous mais qui est en anglais. Malheureusement, la grande majorité des études les plus intéressantes ne sont pas en français.

👉 www.examine.com 👈

A+

Badminton : comment gérer sa reprise ?

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Badminton : Le carnet d’entraînement

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4 conseils pour optimiser son shadow au badminton

4 conseils pour optimiser son shadow au badminton

4 conseils pour optimiser son shadow au badminton

 

Le shadow ou déplacement est un aspect assez peu apprécié du badminton par les joueurs 😩 (moi compris).
Malgré tout, c’est une phase obligatoire pour la progression.

Mon objectif ici, n’est pas de vous faire aimer le shadow (je n’y arriverais certainement pas) mais de vous apporter les clefs pour vous concentrer sur les bonnes choses.

Tout comme vous, on pourrait dire de façon familière que « j’en ai mangé » (et pas qu’un peu😅). Néanmoins, il y a eu deux phases bien distinctes lors de mon apprentissage du déplacement :
La première a été d’essayer d’automatiser les déplacements mais avec trois erreurs :  en revenir au centre du terrain à chaque fois, ne pas faire de reprise d’appuis et enfin de ne pas synchroniser mon déplacement avec la frapper du volant.
Cette première phase d’apprentissage fût compliquée car finalement, à chaque fois, de nouveaux éléments sont venus s’ajouter.

La deuxième phase fût lorsque j’ai découvert qu’il existait des déplacements défensifs ! Et que, non seulement, ils étaient légèrement différents mais qu’en plus, ils brulaient bien plus les jambes !😅 Puis la découverte du shadow « 1 pas » et enfin, le shadow de double…

 

Il est évident qu’il faut s’exercer si on veut apprendre le bon déplacement, mais quitte à en faire, autant le faire correctement avec tous les éléments 😃.

 

Nous pouvons dissocier plusieurs types de shadows auxquels il faut s’exercer.

 

  • Le shadow classique : C’est le shadow tout terrain soit en main haute soit en main basse. L’objectif est d’aller généralement aux quatre coins (6 avec les deux latéraux).

 

  • Le shadow 1 pas : ici l’objectif est de faire tous ses déplacements avec seulement la reprise d’appuis et la première poussée. C’est un excellent exercice pour votre réactivitée.

 

  • Le shadow de double : faire des shadow de double c’est dissocier l’avant mi-court du fond de court mi-court. (Je consacrerai un article spécifique à ce thème)

 

Voici mes conseils pour optimiser vos séances de déplacements en plaçant votre concentration sur les bons éléments.

 

1. Écart de pieds :

L’écart de pieds est synonyme d’équilibre en badminton. Sans équilibre, vos frappes seront aléatoires et moins puissantes. Au-delà de l’importance de cet équilibre, cela vous permettra d’avoir une poussée répartie sur vos deux jambes au moment de la reprise d’appuis. (Une erreur classique est, qu’au moment de la reprise d’appuis les pieds soient quasi collés)
Je vous conseille d’avoir un écart au minimum équivalent à votre largeur d’épaule sachant qu’idéalement, vous devez aller vers un écart plus important de 20 à 40cm.

L’écart de pieds est subjectif à votre physique, il est donc important de tester celui qui vous correspond le mieux.

 

2. Reprise d’appuis :

La reprise d’appuis devrait être obligatoire avant chacun de vos déplacements ! C’est grâce à elle que votre temps de réaction et vos changements de rythmes s’amélioreront et que vous irez plus rapidement au volant.

Prenez le temps de la faire avant chaque déplacement !

Je vous conseille de vous concentrer essentiellement sur la première poussée après la reprise d’appuis, puis vous déroulez votre déplacement pour enfin vous replacer beaucoup plus lentement et recommencer le « process » . Cela vous permettra de vous focaliser sur le changement de rythme donc sur votre reprise d’appuis.

(Pour ceux qui ne le savent pas encore la reprise d’appuis est le petit saut qui précède le déplacement.)

 

3. Orientation d’appuis :

L’orientation d’appuis sera un réel avantage en match lorsque vous aurez compris la logique des trajectoires et coups mécaniques au badminton. Le filet est la zone la plus importante en badminton à haut niveau donc nous orientons d’avantage notre jambe raquette vers le filet. A l’inverse dans les catégories moindres, le jeu est plus axé vers l’arrière du terrain donc, il faudra donner la priorité à une orientation de votre jambe raquette vers le fond de court.

Votre orientation d’appuis dépendra également des coups « préférés » de vos adversaires. À vous d’analyser et de vous orienter.

Le shadow est un formidable exercice pour commencer à se familiariser avec cette fameuse orientation d’appuis.

 

4. Imagerie mentale :

L’imagerie mentale est très puissante en shadow ; Elle va vous aider à rendre plus intensif et réaliste votre déplacement. Il est important de s’imaginer des enchaînements de coups pour s’appliquer sur sa technique (de nombreux joueurs ne réalisent pas une vraie frappe) et créer des changements de rythmes proches de la réalité du match.

 

Le shadow est l’un des aspects les moins ludiques du badminton mais néanmoins vous pouvez le rendre plus « fun » en rajoutant de la musique ou en variant régulièrement vos types d’exercices.

 

Bon shadow 👍😈

Badminton : comment gérer sa reprise ?

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Comment être sûr de se blesser ?

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Badminton : Le carnet d’entraînement

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Badminton : Renforcer son épaule à la maison

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Progresse dans les 6 piliers du joueurs de badminton !

Gagne du temps dans ta progression en apprenant les bonnes techniques tout en respectant ton intégrité physique !

  • Nutrition et hydratation
  • Sommeil et repos
  • État d’esprit
  • Condition physique
  • Techniques et déplacements
  • Tactiques